Panorama de presse

Retrouvez ici les articles parus dans les médias concernant Kathy.

 

Cliquez sur le titre de l'article pour y accéder :

"Cantate inachevée" (Voix du Nord du 13 octobre 1988).

"Les Objets, les mots , les sons ou l'exquise approche de la Vie" (Plein Nord de février 1993).

"Mélopée pour un tisserand du Soleil" (Le Midi Libre du 23 décembre 2008).

"Communiquer dans le subtil" (l'Avenir de l'Artois du 18 février 2009).

"Une Arrageoise dans la lumière des Andes" (Arras Actualités de mars 2009).

"Kathy Dauthuille à Arras pour son nouveau livre Tisserand du Soleil" (Vidéo Agorawebtv, avril 2009).

"L'hommage de Kathy Dauthuille aux Roms" (Le Midi Libre du 28 août 2010).

"Le Printemps des Poètes vers d'infinis paysages" (La Voix du Nord du 10 mars 2011).

"Roms, Manouches et Gitans ont enchanté le public Immercurien" (La Voix du Nord du 27 mars 2011).

"Le spectacle "Gitans" séduit le public Immercurien" (L'Observateur de l'Arrageois du 27 mars 2011).

"Rencontre avec une écrivaine au collège Verlaine : Les voyageurs au sang d'or" (La Voix du Nord du 29 mars 2011).

"Week-end à Roms" (Vidéo les Almées, studio de danses et cultures du monde, avril 2011).

"Gitans ou les voyageurs au sang d'or" (Vidéo Agorawebtv, avril 2011).

"Des livres à découvrir" (Cévennes magazine, 2011).

"Les voyageurs au sang d'or" article en Espagnol (O'Tcahtchipen n°76).

"Le prénom Kathy" (Journal des Femmes.com).

"Tisserand du Soleil, un conte initiatique de Kathy Dauthuille" (Diffusion Rosicrucienne).

"Kathy Dauthuille, l'écrivain des Gitans et des Indiens" (L'Observateur de l'Arrageois du 1er octobre 2014).

"Tisserand du Soleil de Kathy Dauthuille" (Blog de Coco Magnaville, 18 janvier 2017).

"Ocharra au Festival Curieux Voyageurs de Saint-Étienne" (21 mars 2017).

"Les tisserands du Soleil" (Blog Anna Galore, 14 septembre 2017).

"Une femme au Rajasthan de Kathy Dauthuille" (Blog Atasi, 18 janvier 2020).

"Deux écrivains des Hauts-de-France à l'honneur : Kathy Dauthuille et Jean-Marie Lienard" (revue "Feuilles du Poémier" de mars-avril 2021.

"Rencontre avec Kathy Dauthuille" (Vidéo le Café des Écrivains du 2 avril 2021).

"Visioconférence Franco-Russe" (23 octobre 2021).

 
 
Voix du Nord 13-10-1988
 
Plein Nord février 1993
 

Mélopées pour un tisserand du soleil
Étrange, empreint de mystère et de poésie est le livre de Kathy Dauthuille qui soulève une tenture sur un monde secret, celui des Indiens Kogi, de la Cordillère des Andes, en Colombie. « J'ai eu le déclic devant une photo d'hommes méditatifs, habillés de blanc, sur les hauteurs. Je me suis documentée sur ces hommes qui tissent leur tenue de coton en un acte sacré, en tissant leurs pensées. » D'où le titre "Tisserand du soleil". En lien étroit avec la nature, un maître kogi révèle au narrateur comment être à l'écoute des éléments et chanter la vie. Sous forme de mélopée (chant initiatique), Kathy Dauthuille réussit à faire sentir la beauté de cette fusion avec le tout, cette ouverture à l'autre, cette grandeur d'âme d'un peuple méconnu qui continue, par des actes sacrés, à se considérer
comme les gardiens de l'équilibre de la planète. Cette ancienne professeur d'espagnol, vivant à Nîmes, amie et traductrice de Atawallpa Oviedo, chaman équatorien, était déjà très sensible à ses univers panthéistes.
Elle parvient, en tout cas, à prendre le lecteur par la main pour lui faire partager cette culture de l'harmonie.

Photo Gilles LEFRANCQ

"Tisserand du soleil" de Kathy Dauthuille, chez Thélès. (épuisé)

Signature à la librairie"Lhors du Temps" à Nîmes le 8 novembre 2008

Midi Libre 23-12-2008
 
L'Avenir de l'Artois 23-02-09
 
Arras Actualités mars 2009
 
Agorawebtv avril 2009
 
 
La Voix du Nord 10 mars 2011
 
La Voix du Nord 27 mars 2011
 
L'Observateurl'Arrageois 27 mars 2011
 
La Voix du Nord 29 mars 2011
 
Les Almées Avril 2011
 
Agorawebtv Avril 2011
 
Cévennes Magazine 2011

Article en espagnol qui parle du livre Les voyageurs au sang d'or , tiré de la revue gitane O TCHATCHIPEN, n° 76 (octobre-décembre 2011), dont le tirage est en castillan et en catalan, édité par l'INSTITUT ROMANO qui se trouve à Barcelone.

 
O Tchatchipen N° 76
 

Mon prénom sur le site Journal des Femmes.com :

Origine
Le prénom Kathy est un dérivé du prénom grec Aikaterinê.

Histoire
Kathy est un diminutif du prénom Catherine. L’adjectif grec kathara, qui inspira ce prénom, signifie « pur ». Le prénom Kathy est répandu en France depuis le milieu du XXe siècle. Sa popularité est allée croissante dans les années 1950 et 1960, jusqu’à atteindre son apogée en 1973 avec 229 nouveau-nées prénommées Kathy. Le prénom Kathy est de moins en moins souvent attribué cependant. C’est un prénom rare aujourd’hui. On dénombre plus de 4000 personnes ayant été prénommées Kathy en France depuis l’apparition de ce prénom.

Signification du prénom
Le prénom Kathy signifie « pur » pour les catholiques qui le renvoient au grec katharos. Pour les orthodoxes, il dériverait du grec aikaterina en allusion à sainte Catherine.

Ste Kathy
25 novembre 2013. Souhaitez sa fête à St Kathy

Caractère
Kathy est une femme charmante et féminine. Elle est également particulièrement sensible. Son ambition hors normes fait qu’elle ne reculera devant rien pour atteindre ses objectifs et réaliser ses rêves. Kathy, il faut le dire, est une femme bouillonnante d’idées. Certains pensent même que sa créativité est le moteur de sa réussite. Toutefois, elle est dotée d’autres qualités qui l’aident dans la vie. Avec un sens inné des affaires et des talents de diplomate avérés, elle sera une entrepreneuse dans l’âme, qui n’hésite pas à prendre des risques face à l’inconnue et à l’innovation. Elle sera aussi attirée par les professions en rapport avec l’art et l’esthétique. Le monde de la finance peut également l’intéresser. Côté cœur, Kathy est une femme très attachante et sensuelle qui prendra grand soin de son compagnon et de sa famille.

Sainte patronne
Les Kathy sont honorées le 25 novembre. On commémore à cette date la sainte Catherine. Sainte Catherine d’Alexandrie se convertit au christianisme après avoir eu une vision. Lors de son procès, elle démontra par son intelligence que les objections des philosophes contre la foi chrétienne étaient sans fondement. On peut aussi souhaiter leur fête aux Kathy le 29 avril, en hommage à sainte Catherine de Sienne. 

Célébrités portant ce prénom
Plusieurs personnalités célèbres ont porté le prénom Kathy, parmi lesquelles on peut citer les actrices américaines Kathy Bates et Kathy Hilton (mère de Nicky et Paris Hilton), ainsi que la comédienne et réalisatrice anglaise Kathy Burke. Dans la sphère littéraire, Kathy Dauthuille est une romancière et poétesse française.

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Je lis aussi : Couleur : violet et Pierre précieuse : quartz

Ce sont des éléments qui me parlent également.

     J'aimerais ajouter que lorsque je suis née, en plein mois de juillet, mon oncle Ferdinand est venu apporter un long rameau de groseillier à la maison. Il l'avait cueilli dans son jardin et l'a déposé en signe de bienvenue à la tête de mon berceau. A cette époque de l'été cette baie était mûre et très colorée. Est-ce à partir de ce présent particulier pour fêter ma naissance que j'ai toujours aimé la couleur vive et cristalline de la groseille et son goût acidulé ? 

     J'ai su par la suite que ma mère aurait aimé m'appeler Fabienne mais que c'est ma sœur Dany, alors âgée de cinq ans qui, lors de la déclaration à la mairie, a prononcé le prénom de Kathy, l'écriture anglaise venant de la secrétaire.

     Aussi, je me remercie ma sœur d'avoir émis si vivement son souhait lors de l'enregistrement officiel de mon prénom sur le registre et lui en suis reconnaissante avec une certaine émotion.

Journal des femmes.com
 
Diffusion Rosicrucienne
 
L'Observateur 01-10-2014

 

Colombie : Les Kogis

 

Publié le 17 Janvier 2017

L'article sur le Blog :  CLIC !


"Ils sont dans la Sierra Nevada.
Ils sont monothéistes, et Dieu est Femme.
D'abord il y avait la mer. Tout était obscur.
Il n'y avait ni soleil ni lune ni gens ni animaux ni
plantes.
Seule la mer était en tous lieux.
La mer était la Mère. (...)
"

Ernesto Cardenal (Hommage aux indiens d'Amérique)

Au nord de la Colombie se situe la Sierra Nevada de Santa Marta qui est la plus haute montagne côtière du monde avec une altitude de 5800 mètres.

Elle borde la mer des caraïbes et se trouve à une quarantaine de kilomètres des terres.

La Sierra Nevada est aussi escarpée que le versant sud de l’Himalaya et les indiens savent habilement utiliser les différences d’altitude pour obtenir des récoltes à différentes époques de l’année.

Le climat est tropical , chaud et humide et de grandes variations climatiques peuvent se produire dans la même journée.

Au sein des 4 tribus qui vivent dans cette partie du monde, vivent les indiens Kogis.

Ils sont au nombre de 9911 personnes

Ils partagent les mêmes coutumes que les autres groupes indigènes qui sont les Arhuacos, les Arsarios et les Kankuamos.

 

Les ancêtres des indiens actuels, les Tayronas étaient des maîtres orfèvres moulant des figurines d’esprits, d’humains et d’animaux à l’aide de l’ancienne technique de la « cire perdue ». L’’or , extrait du sable des rivières, fondu et versé dans le moule prenait la forme de la cire. Les figurines étaient utilisées dans les rituels, placées dans les tombes ou enterrées en paiements à la « terre ». Pour les indiens ( comme pour nous d’ailleurs) l’or est un métal sacré et d’une grande importance rituelle. Les envahisseurs ont vite flairé ce « filon » et pillèrent tout ce qu’ils purent piller, affectant terriblement les indiens, héritiers de toutes ses pièces de leur passé et les affectant d’autant plus que les pilleurs n’avaient aucun respect pour le métal sacré.

 

 

LA LIGNE NOIRE

 

 

Elle délimite le territoire ancestral et est stipulée dans la résolution numéro 00002 de 1973 et modifiée par la résolution numéro 837 du ministère de l’intérieur. La ligne noire passe par les sites sacrés remis par la Terre mère comme héritage.

La Sierra Nevada est considérée comme la ville spirituelle, les indiens en sont les gardiens ainsi que de celui du monde.

Leur raison d’être est de prendre soin de la vie, les montagnes de la Sierra Nevada sont des Mamos ( chamans), ce sont les géniteurs de toute vie. Les indiens leur adressent leurs offrandes afin que la vie soit préservée.

HERMANOS MAYORES ( les frères aînés) : est le nom qu’ils se donnent.

Les autres peuples ( nous en l’occurrence) sont dénommés «  HERMANOS MENORES, les frères cadets, les petits frères.

 

Ils pensent que leur message doit être diffusé aussi largement que possible, ils savent qu’ils ont beaucoup d’alliés dans le monde et que de plus en plus d’individus défendent comme eux les valeurs humaines au détriment des valeurs économiques.

Les Mamos, prêtres, ou savants ou encore chamanes soutiennent le monde, ils conservent les forces en équilibre.

Ils chantent et dansent, célèbrent les cérémonies et font les « paiements » à la terre. Ils guérissent les maladies, gardent les objets sacrés, les bâtons, les masques, les pierres sacrées.

 

Ecoutons-les :

 

"Les blancs nous maltraitent et ne sont d’accord avec nous que lorsqu’ils veulent obtenir de nous quelque chose, comme nos votes pour leurs politiciens qui promettent beaucoup et ne donnent rien.

Ils nous ont enseigné des besoins nouveaux qui nous séparent peu à peu de nos traditions et de nos méthodes anciennes pour produire tout ce dont nous avons besoin.

Ils ont apporté leur propre façon de penser dans notre communauté. Mais leurs idées sont mauvaises et rendent certains d’entre nous honteux d’être indiens, ce qui devrait pourtant être notre plus grande fierté.

 

Être indien, c’est comme être à la racine des choses" 

 

LA COCA

 

 

C'est une importante plante rituelle cultivée par de nombreux peuples indiens des Andes et de l’Amazonie. Ses feuilles contiennent des alcaloïdes ( au nombre de 14) dont la cocaïne.

Pour extraire l’alcalin actif de la feuille, les indiens de la Sierra réduisent des coquillages marins en fine poudre de chaux qu’ils mettent dans une gourde fermée par un bâtonnet. Chaque homme porte sa gourde ou « poporo » avec son sac de feuilles de coca et lorsqu’ils se rencontrent ils en échangent une poignée.

Ils mâchent une poignée de feuilles qui forme une chique, retirent de leur poporo le bâtonnet enduit de poudre de coquillage et le roulent précautionneusement dans la chique. Une partie de la poudre se mélange avec les feuilles mâchées et la réaction chimique peut commencer en libérant les alcaloïdes.

Avec le temps , l’orifice du poporo se couvre d’une fine couche de calcium durcie par le frottement répété du bâtonnet.

Les Arhuacos pensent que consommer la feuille de coca les rend plus vifs et lucides, plus résistants à la fatigue et à la faim.

Il y a un symbolisme sexuel dans ce rituel utilisé principalement par les hommes : l’usage du bâton ( mâle) et du poporo ( femelle).

 

 

LES KOGIS

 

Se prononce kogui.

Autres noms kággaba = les gens de la terre

Coqui- Kogi- Yoghi.

Coté nord de la Sierra Nevada, dans les départements de La Guajira, Cesar et Magdalena.

Langue : kogi de la familles des langues chibchanes.

 

Des jardiniers qui n’ignorent rien de la permaculture

 

Les Kogis sont des agriculteurs ou plutôt des jardiniers, toutes les formes vivantes qui se déploient dans leur environnement sont travaillées avec une idée d’alliance avec la nature . Les produits de la terre-mère sont un élément essentiel de cette dernière et doivent composer l’univers des Kogis. Chaque élément est essentiel, une composante à ne pas négliger et qui permet d’enrichir naturellement par exemple la terre pour l’enrichir comme avec les coquillages ou qui permet d’obtenir une ombre diffuse avec le placement précis d’un jardin ou la plantation d’un arbre plus haut.

Il y a 2 saisons sèches dans l’année de décembre à mars et de juillet à septembre qui s’alternent avec 2 saisons des pluies comprenant des précipitations assez violentes et importantes.

En décembre et janvier les jardins sont nettoyés.

En février commencent les brûlis de bois auparavant abattus.

Les jardiniers cultivent de nombreuses espèces, ils sont persuadés que consommer des protéines animales est dangereux pour la santé du moins lors des rituels et pour cela leur agriculture comprend une grande variété de cycles végétaux qui sont répartis sur les différents étages de leur territoire.

Cela leur permet d’obtenir de quoi survivre toute l’année.

Certains pensent que la permaculture est une invention de la société occidentale et civilisée mais c’est bien les peuples premiers qui en sont les véritables détenteurs

Chaque famille dispose de lieux de vies sur les différents étages de la sierra . Ils se déplacent avec le peu qu’ils possèdent, leurs enfants et leurs animaux par un réseau de chemins ou bungula sillonnant la sierra et en parallèle des cours d’eau.

L’espace cultivé a été laissé auparavant en jachère, il est retravaillé et planté tout d’abord de tubercules.

Puis sont semées les céréales dont le maïs et des légumineuses.

Les tiges de maïs servent de support aux légumineuses comme c’est le cas dans le système de la milpa des Mayas.

Ils répartissent les plus grandes plantes comme les plants de banane plantain et les arbres fruitiers à des endroits demandant une ombre diffuse tout en protégeant les cultures du vent.

Chacun vient puiser dans ce grand garde-manger à ciel ouvert ce dont il a besoin.

La ressource principale est la banane plantain qui est un fruit salé consommé comme un légume toute l’année.

Ensuite vient la banane, les haricots, la pomme de terre (un produit qui est venu avec la colonisation), la canne à sucre, les oranges, les mangues, le manioc, le maïs ; la batata et le name.

Certains produits sont emportés à d’autres étages, ils sont échangés contre des produits agricoles.

Le stockage est peu répandu car il y a peu de matières à conserver et parce qu’ils pensent qu’il n’est pas nécessaire de produire plus que nécessaire.

 

Aluna

"Aluna c'est la pensée ou l'énergie créatrice.

En toute chose est aluna, elle a sa place dans tout ce qui est vie, c'est un principe de vie

L'amour c'est aussi aluna, vivre c'est être en aluna (penser et aimer)

Aluna est le message des Kogis et des peuples de la Sierra Nevada de Santa Marta.

(...) La pensée ils l'appellent aluna
(et c'est aussi esprit, souvenir, âme, vie).
Aluna c'est l'esprit ou l'idée des choses.
Avant la création du monde la Mère Universelle
a existé en aluna
"elle n'était ni quelqu'un ni rien ni quoi
que ce soit
elle était aluna
" (...)

Ernesto Cardenal - Hommage aux indiens d'Amérique

Les animaux

Pour les Kogis ils sont considérés presque comme des personnes. Le colibri représente le paradoxe entre la beauté et le côté solaire de son plumage et la paresse ou l’instabilité. Cet oiseau est important dans les rituels, les danses, les cérémonies car il symbolise les voyages chamaniques d’un monde à l’autre.

La grenouille, la chauve-souris, le jaguar font également partie du bestiaire des Kogis.

La musique

 

La musique tient une place importante dans le travail spirituel.

Les instruments utilisés sont la flûte ou quizi, les tortues ou kuiiguba, le tambour ou kaja.

La flûte est masculine, c’est alors kuizi sigi ou macho ou féminine, elle est alors kuizo bunzi ou embra. Les flûtes doivent parler ensemble, les mélodies des hommes, répétitives et simples se trouvent comme enroulées par les mélodies des femmes qui se développent de façon plus mélodieuse.

Chaque mamu a ses propres danses et chants qui sont utilisés lors ses mariages, des baptêmes et de la mort.

D’autres instruments sont utilisés comme sonnailles ou clochettes ou trompes fixées aux chevilles : maracas, petits tambours, coquillages, calebasses.

 

La mochila

Le tissage des mochilas ou tutu, ces petits sacs que portent les hommes en bandoulière et qui leur sert bien souvent à transporter des feuilles de coca est effectué par les femmes. Les femmes filent le coton que vont tisser ensuite les hommes sur le métier à tisser. Homme et femme tissent en relation avec la mère. La mochila est aussi la représentation de l’utérus féminin dans lequel nous avons tous grandi. Un homme porte toujours 2 ou 3 mochilas croisées sur sa poitrine, dans l’une il y met ses objets spirituels, dans une autre des objets courants et dans une autre le poporo.

Le tissage

 

Le tissage est une activité essentielle.

Le tissage est une activité masculine et personnelle. Les hommes ont toujours leur métier à tisser appuyé contre un mur devant chez eux.

La pensée nécessaire à la cosmovision Kogi s’exprime au sein d’un immense métier à tisser vivant et le territoire lui-même est un grand métier à tisser. C’est pourquoi pour les Kogis vivre c’est tisser et tisser c’est penser, se relier a aluna.

Le métier à tisser qui est le territoire exprime le symbolisme porteur des principes éthiques et les mamu au fil de leurs actes de méditation déplacent avec finesse les fils (ou relations) qui se régulent sur le territoire des Kogis.

Le métier à tisser en lui-même est de forme rustique composé d’un cadre carré en bois maintenu par 2 autres morceaux de bois croisés en diagonale tenant l’ensemble, il est appuyé contre le mur de la maison.

 

Dans le livre de Kathy Dauthuille on apprend à tisser les relations complexes de la cosmovision Kogi tout comme le fil navigue d’un motif à l’autre, suivant parfois des zigzags imprévus pour réaliser à la fin une œuvre complète ou chaque élément est à sa place.

"Tisserand du soleil" de Kathy Dauthuille

 

(..) Se déroule alors tout au long de ce poème aux trente-six mélopées, un collier de perles rares et lumineuses, tissage des quatre éléments qui se multiplient en restant toujours neuf. (…)

La  maison ou juzhui

La maison sert surtout à protéger lors des intempéries car la Sierra Nevada est considérée comme une grande maison. Regroupées par 2, une pour les hommes et une pour les femmes. Le toit est en palmes (représentation des arbres de la sierra), la pointe du toit c’est le cœur de la Sierra. La porte et le bois utilisés dans la maison représentent les sommets, les vallées. Chaque maison a un nom et une pensée.
La kankurua est la hutte sacrée, une reproduction de l’univers qui représente la porte d’accès à différentes dimensions (aluna l’énergie, yuluka l’équilibre, seiwa l’alliance, selda le contraire) et aux clés du savoir des Kogis.

Don et contre-don

 

En contrepartie de ce que donne la nature chacun doit réaliser un remerciement ou faire des dons. Ceci est au cœur du système social Kogi

« Tu m’aides et je t’aide sans contrepartie rémunérée » est le système régissant les relations entre frères, beaux frères et voisins. Un très puissant système de valeurs qui existe à travers le don et le contre-don et qui apporte l’harmonie, l’équilibre, la solidarité, l’engagement, la responsabilité, le respect et l’écoute.

Le poporo

Le poporo est une calebasse surmontée d'une boule jaune qui est remise au jeune garçon qui a réussi le rite de passage pour devenir adulte et peut alors se marier.

Il est rempli de chaux extraite de coquillages calcinés et pilés qui, mélangée en bouche avec les feuilles de coco permet de libérer l'alcaloïde de la coca sur les muqueuses.

Il faut un morceau de bois fin de 20 à 30 cm pour sortir la chaux du poporo.

La calebasse et le morceau de bois représentent la dimension féminine et la dimension masculine de l'existence.

Les cartes tressées ou tissées

Ce sont des cartes mais pour eux elles représentent également des calendriers, des supports de toute sorte qui nous amènent à avoir une lecture mentale spirituelle et matérielle de leur cosmovision.

Ces cartes physico-symboliques représentent le monde tel qu'ils le voit. Elles sont aussi le coeur du monde, reliées à la pensé fondamentale des Kogis et qui règle chaque chose de leur vie : Vivre c'est tisser la vie.

Cet article de Tchendukua apporte toutes les précisions essentielles sur le mode de vie des Kogis, c'est un documentaire d'une grande richesse.

Sous forme d'abécédaire tout y recensé avec savoir-faire et vous aurez toutes les explications nécessaires à votre intérêt pour ce peuple.

Les données apportées en grande partie dans la réalisation de cet article proviennent de ce document qui m'a servi de source.

Quelques sites et liens que je vous recommande en rapport avec les Kogis :

Association Tchendukua Ici et ailleurs

Créée en 1997 par Eric Julien, sous le parrainage de Pierre Richard, Edgar Morin et Jean-Marie Pelt, l'association Tchendukua réunit celles et ceux qui souhaitent préserver un mode d'existence basé sur le respect de la nature, des autres et la recherche de l'équilibre.

Passons aux choses sérieuses : L'association TCHENDUKUA créée par Eric Julien, spécialiste des indiens kogis propose de racheter des terres pour les indiens :

Acheter une terre

C'est un des objectifs principaux de notre association : restituer leurs territoires aux Indiens Kogis... En s'y mettant à plusieurs, nous pouvons racheter des terres dans la Sierra Nevada de Santa Marta, suffisamment grandes pour accueillir des familles, voire tout un village.

Un « carré vert », c’est un terrain d’environ 600 m2 dans la Sierra Nevada de Santa Marta. Cet espace permettra aux Kogis, repoussés vers le sommet du massif, de retrouver des terres chaudes, et donc de conserver la diversité des cultures qui leur permet de vivre.

Acheter ce petit bout de terre par l’intermédiaire de Tchendukua contribue donc à rendre un territoire à une communauté, et lui permettre de conserver son identité. Pour nous, c’est l’occasion de s’enrichir de nos différences.

Opération « carré vert »

(numérotés de 1 à 1000) seront vendus afin de pouvoir racheter de nouvelles terres pour les Kogis et de planter des arbres pour « une forêt à venir ».

Acheter un carré vert

Tisserand du soleil ouvrage poétique de Kathy Dauthuille

Extrait :

 

"Il tissait le fil, tissait la vie, croisait ses pensées dans le cœur oublié du monde.
C'est dans le silence et avec lenteur, qu'il exprimait ce lien intense aux choses. Et c'est par cette alchimie primordiale que le tissu deviendrait sagesse, mémoire et vérité.
Comme tant d'autres de sa tribu, il filait à son tour le temps, sa destinée. Maintes fois il passa par la porte solaire pour reprendre le fluide, le courant, l'énergie
".

Portraits d'une résistance indigène film de Myriam Laalej et Messaline Porcher Attinger

 
Coco Magnanville 17-01-2017
 

La boutique d’Ocharra expose bijoux, livres et attrape-rêves au Festival Curieux Voyageurs de Saint-Étienne les 25 et 26 mars 2017

Publié le 21 mars 2017

L'article sur le site : Clic !

Nous avons également fait le choix de mettre à l’honneur la culture amérindienne en proposant l’ouvrage de Kathy Dauthuille Tisserand du Soleil qui a imaginé la rencontre entre un Occidental et un Mamu au pays des Indiens kogis.
Les attrape-rêves fabriqué par Annelore de Art Anona illustrent ces liens tissés entre les êtres et nous rappellent que nous sommes tous reliés et occupons le même espace, la Nature, entité primordiale. La légende des attrape-rêves, admirablement contée par Annelore, nous achemine vers cet « essentiel » en titre d’article. Absence de jugement, humilité, respect de toutes les créatures sont les maîtres-mots.
Les attrape-rêves sont fabriqués à partir de bois, de fils, de pierres fines, d’ivoire végétal et de plumes d’oiseaux. Ces derniers sont vivants, ce sont des oiseaux d’ornement.

Enfin, Kathy Dauthuille nous transporte dans l’univers des tziganes. Inlassables itinérants, voyageurs-nés pour lesquels le nomadisme est une finalité. Le roman Les voyageurs au sang d’or est une invitation au voyage dans la musique et sur les chemins. Seul point d’ancrage de ce vagabondage, les coutumes, omniprésentes, dont l’origine se perd dans la nuit des temps…

Boutique d'Ocharra 21-03-2017
 

Sur le blog : CLIC !

Une Femme au Rajasthan de Kathy Dauthuille

18 Janvier 2020

Rédigé par Véronique-Atasi et publié depuis Overblog

 

"Dès l'arrivée dans ces nouvelles contrées, le cadre idyllique prend le dessus, mais peu à peu, la vie devient un véritable combat. On passe d'extase et d'harmonie aux comportements agressifs, aux regards de mépris et à la violence froide pour revenir aux sourires lumineux et au silence. Un balancement incessant de joie et de peine, sans jamais savoir qu'elle sera l'issue à chaque sortie hors des murs de la haveli. Ombre ou lumière ? Toujours un peu des deux.

Une mise en abîme théâtrale, une énigme mystérieuse,..."

Quatrième de couverture

 

Une Femme au Rajasthan

De Kathy Dauthuille

Éditions Nombre 7 - Date de parution : 6 décembre 2019 - ISBN : 978-2368328903 - 130 pages - Prix éditeur : 10 €

 

"Ces divinités, accompagnées de leur hymne ont désiré former un cercle dans cette terre sacrée du Rajasthan, principalement en un point, au cœur du désert, dans une ville de braise et de vent et ont ainsi choisi une haveli qui est le lieu de théâtre de cette épopée".

Page 9

 

En franchissant la porte d'une maison des vents, une haveli, d'une ville de braise et de vent du Rajasthan, Cassandra fraîchement arrivée en Inde, se transformera.

Elle deviendra Cardea "La déesse protectrice des portes" car elle aura la mission, pendant près de cent huit jours, de garder cette haveli en l'absence du propriétaire des lieux. 

Cent huit jours en Inde, où elle aura le temps d'observer son environnement, prendre part aux fêtes et aux coutumes et découvrir les trésors qui se cachent derrière les portes des cent clés de la demeure ainsi que les mystères laissés par ses anciens habitants. Mais durant ce séjour, elle réalisera que l'Inde est un pays de contrastes et de contradictions.

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"Une femme au Rajasthan" est un récit poétique écrit par Kathy Dauthuille où elle livre sa propre expérience indienne notamment celle vécue dans une région reculée du Rajasthan.

De ce récit se dégage une féérie, un enchantement. En le lisant, on se trouve transporté dans une bulle et lorsqu'on a soi-même séjourné au Rajasthan, des souvenirs réapparaissent. Des lieux reviennent en mémoire tels que les havelis, d'anciens palais, certains villages et certaines ruelles, des paysages ... Certains visages ressurgissent des tréfonds de la mémoire et des scènes de la vie quotidienne reprennent vie. L'on entend le criaillement incessant des paons, le son des cloches et les prières provenant des temples, la musique crachée des tuk-tuk ou des festivals, on se revoit zigzaguant dans le ruelles pour contourner les vaches et même des chèvres, on assiste au défilé des chameaux en fin d'après-midi revenant des champs, ...

Lire  "Une femme au Rajasthan" c'est également la sensation de se trouver devant une pièce de théâtre Kathputli, les déités sont présentes et apportent chacune à leur tour, du rythme au récit. Cassandra devient leur marionnette du nom de Cardea et se mouvera selon leurs désirs. Le décor sera la haveli qui apparaitra comme un théâtre avec son côté cour et son côté jardin. La haveli peut apparaître comme un symbole. Ancien signe de richesse et de réussite dans les temps anciens, elles sont aujourd'hui le signe d'un temps révolu, un temps où le commerce n'avait pas de barrières aux frontières. Les anciens habitants de ces havelis sont aujourd'hui des djinns aimant surgir la nuit ou préférant rester tapis dans l'une des nombreuses pièces fermées à triple tour. Même si les chapitres sont courts, le récit ne manque pas de détails. La haveli apportera son aura de mystère et un objet la garnissant en particulier. Kathy Dauthuille y transcrit très justement cette impression que l'Inde donne aux voyageurs. Envoûtante d'un côté, elle peut vous faire descendre de votre nuage en un instant, et peu à nouveau vous enchanter l'instant d'après.

"Que nous réserve le Rajasthan ?" Dans "Une femme au Rajasthan", Kathy Dauthuille a parfaitement bien su répondre à cette question en décrivant notamment cette sensation indéfinissable que fait le Rajasthan, l'Inde, à son voyageur. "Une femme au Rajasthan" est une lecture saisissante, qui vous fait l'effet d'un miroir. Il vous apportera le sentiment de vous sentir moins seul(e). Une lecture qui saura également combler votre manque d'Inde.

 

"Le chœur du ghazal chante : "Une porte, un cadenas, une clef. Et pour toutes les entrées en enfilade ; il en est de même : un cadenas auquel correspondent une clef et un numéro. La gardienne des portes doit être vigilante même si on ne la voit pas. Saraswati, témoin et gardienne, y veille".

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Une femme au Rajasthan

Ce livre est une réelle dualité qui prend place sur le sol indien, le témoignage d'une femme séjournant dans une haveli et qui conte quatre mois de bonheur et d'enfer, imbriqués solidement l'u...

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Quatrième de couverture

Ce livre est une réelle dualité qui prend place sur le sol indien, le témoignage d’une femme qui conte quatre mois de bonheur et d’enfer, imbriqués solidement l’un dans l’autre.

Dès l’arrivée dans ces nouvelles contrées, le cadre idyllique prend le dessus, mais peu à peu, la vie devient un véritable combat. On passe d’extase et d’harmonie aux comportements agressifs, aux regards de mépris et à la violence froide pour revenir aux sourires lumineux et au silence. Un balancement incessant de joie et de peine, sans jamais savoir quelle sera l’issue à chaque sortie hors des murs de la haveli. Ombre ou lumière ? Toujours un peu des deux.

Une mise en abîme théâtrale, une énigme mystérieuse, … Que nous réserve vraiment le Rajasthan ?

 

Une Femme au Rajasthan - Kathy Dauthuille

Ce livre est une réelle dualité qui prend place sur le sol indien, le témoignage d'une femme qui conte quatre mois de bonheur et d'enfer, imbriqués solidement l'un dans l'autre. Dès l'arrivée...

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Retour sur la visioconférence de ce jeudi 23 octobre à la Maison de l'Amitié russo-française de Yaroslav.

Il s'agit bien ici d'amitié puisque les participants étaient réunis pour échanger autour d'un livre et de son frère jumeau : l'un français et l'autre russe.

Les liens qui nous unissent sont divers : outre la première pierre de l'édifice qui est l'écrivain Henri Bosco (dans un passé lointain), vient la poétesse Jacqueline Ballman et l'éditrice Elena Batueva. Beaucoup de chemin a été parcouru en plusieurs années (chemin avec des rencontres quelque peu magiques). Aussi je félicite Elena Batueva pour ce projet de traduction de "La Phrase du Mage" qui donnera "40".

Ce fut une rencontre chaleureuse ce jeudi puisqu'il y avait les amoureux des Lettres de Yaroslav et de notre côté, la musicienne belge Christine Ballan et l'illustrateur du livre Alain Brechbuhl.

Je dois remercier à cette occasion le professionnalisme d'Anastasia qui a su gérer le programme et les traductions.

Je mets en évidence ici le travail remarquable de la traductrice du livre Taya Finskaya et la magnifique préface faite par Katya Dajs.

Tous réunis, les échanges ont été de cœur à cœur dans la simplicité et la sincérité. Ce fut un grand moment.

Aussi, toute ma gratitude va au public, aux organisateurs et aux participants.

Spasiba

Visioconférence Octobre 2021