Énigmatiques monuments de Sardaigne



Dans ce paysage sarde où au printemps la nature est verdoyante, se trouvent de nombreux monuments très anciens appelés nuragiques et qui émaillent plaines, collines et montagnes.


Ainsi, le premier monument que nous allons apercevoir à l'horizon est "La tombe des géants" datée de 1800 av J. C.


Ses proportions sont imposantes ; elle présente en son milieu une très haute stèle cintrée avec une petite ouverture arrondie dans la partie basse.

De chaque côté se trouvent des monolithes qui épousent une forme de demi-lune ou de corne d'auroch. Là se trouvait l'exèdre, endroit cérémoniel.

L'ensemble est harmonieux et se situe sur un lieu énergétique fort.

Par la portière, des offrandes étaient déposées ; on peut penser aussi qu'il pouvait s'agir d'un lieu d'incubation propre aux thérapies que l'on prodiguait dans le monde antique.

A partir de là, nous suivons une longue allée dolménique qui est parfaitement orientée est-ouest comme l'indique Quentin Leplat dans sa belle vidéo :

La suite du voyage nous mène au puits-sanctuaire de Santa Cristina qui est exceptionnel ; il célèbre le culte de l'eau et sa forme est celle d'une serrure ; sa datation est estimée à 1200 av J. C.


Le temple à puits comporte une enceinte, une descente trapézoïdale avec un toit en escalier qui se trouve être en miroir à la descente par sa disposition très particulière (comme en miroir).

L’escalier conduit à la fontaine à la verticale de laquelle se trouve une chambre souterraine en forme de cône. Cet hypogée est ouvert au sommet par un opercule que l'on peut identifier par la partie ronde que l'on voit en surface.

Or, se monument nuragique est un instrument pour mesurer les saisons : il marque les équinoxes et chose particulièrement étonnante : c'est que tous les 18 ans et demi, la pleine lune est en aplomb du trou et se reflète au fond du puits.

C'est un lieu sacré véritablement magique qui suscite l'admiration au niveau des connaissances astrologiques de l'époque ainsi que des techniques employées :


Passons maintenant à d'autres constructions.

Les tours nuragiques sont des édifices caractéristiques de la Sardaigne et appelées nuraghes. Ces tours tronconiques sont très nombreuses ; beaucoup ont été démolies, d'autres sont abîmées et certaines ont gardé toute leur puissance architecturale.


A Barumini, se trouvent des vestiges qui remontent à 2000 ans av J. C. Le site Su Nuraxi se compose d'un nuraghe massif dans lequel on entre en empruntant un escalier situé en hauteur.

Puis on redescend à l'intérieur dans la masse de la paroi par un étroit escalier hélicoïdal qui donne dans une sorte de cour possédant un puits profond. Là se dressent de hauts murs comportant des alvéoles correspondant à des pièces de forme conique également.


Le nuraghe ressemble à un bastion ou à un donjon ; mais sous une forme compacte ; (il a quelque chose de la ruche avec ses alvéoles). A l'extérieur, on note qu'il est entouré par d'autres constructions circulaires qui étaient des habitations et des lieux de réunion.

L'ensemble couvrait une surface assez importante comme peut l'être un village.

Puis, voici sur la route un rocher très inattendu qui a la forme d'un éléphant !

Il s'agit du "Rocher de l'éléphant" en trachyte et andésite qui se situe près de Castelsardo. Il est daté entre 6000 et 3000 av J. C.

On y trouve une entrée avec une petite plate-forme où étaient déposées des offrandes.

A l'intérieur de la première cavité, des cornes lunaires gravées sur la paroi sont nettement visibles.

Quatre cellules appelées "Domus de janas" (maisons des fées ou sorcières) se succèdent dans le ventre de cet animal de pierre.

Par ailleurs, on remarque en Sardaigne l'importance de la déesse-mère ; les représentations faites en son honneur sont variées. Celle qui m'a le plus touchée est celle de Tanit :


On la trouve sur un pilier du site de Nora mais elle est inversée. La guide ma expliqué que sa représentation particulière ici, était pour indiquer le prolongement dans le monde d'en bas ; ainsi la retrouve-t-on en bijou sous cette forme :




Sa particularité est qu'elle renvoie par ailleurs à l'image de l'ankh

Et surtout, elle me fait penser à son masculin Indalo dont j'avais parlé dans mon livre "Les voyageurs au sang d'or". A l'époque, j'avais d'ailleurs fait allusion à Tanit ; je suis donc ravie de la trouver en cette terre sarde. (un joli signe !)

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