Sous le cachet de la quarantaine

16/04/2020

 

Une résonance particulière s’établit dans ma façon de gérer cet état de confinement et les signes.

En effet, j’ai écrit un livre qui s’appelle "La phrase du Mage". C’est une histoire poétique et initiatique qui se passe en Toscane. Le maître distribue dans son jardin très original des mots à son visiteur. Il en délivre 40 que le héros devra mettre en phrase. Ces quarante mots délivrés de page en page, symbolisent le temps de l’épreuve, le temps du travail à accomplir sur soi.

 

Il se trouve qu’une éditrice russe décide de le publier. Elle prend l’initiative de changer le titre pour l’appeler « 40 » car pour elle, cet intitulé comporte une mesure symbolique ayant une référence spécifique qui parlera aux lecteurs de son pays.

A la suite, l’impression du livre est faite et mon voyage en Russie est prévu au mois de mai 2020 afin de présenter l’ouvrage.

Mais la pandémie se déclare et arrête tous les regroupements et les vols ; de ce fait, ma venue en ce pays est reportée à une autre échéance à déterminer.

Et voilà que l’illustrateur de "La phrase du Mage" me propose de composer des textes pour accompagner ses dessins dans le but d’en faire un livre.

Je reçois l’ensemble des planches ; il y en a 40 !

 

Dans le confinement, je suis touchée par cette opportunité qui me permet de créer. Je compose donc un texte par jour.

Dans mon cocon, j’écris et me laisse emporter par les personnages des illustrations, chacun ayant un animal-totem l’accompagnant.

Mais me manquent les longues promenades en campagne et la découverte des petits villages. C’est le moment de me plonger à nouveau dans les livres de Henri Bosco, écrivain que j’aime particulièrement car il savait décrire la communion qu’il vivait  avec la nature en en ressentant tous les mystères. Je peux dire que depuis le temps que je m’intéresse à cet écrivain, j’ai accumulé une quarantaine de livres le concernant !

Aujourd’hui je lis une page de son livre "L’habitant de Sivergues" ; le héros tente d’ouvrir une armoire que Gasparine a laissée fermée depuis 40 ans. (sourire).

 

Quand la quarantaine à différents niveaux sera achevée, je sortirai de mon cocon car une métamorphose se sera accomplie ; peut-être aurai-je d’autres ailes ! et la porte s’ouvrira sur une vie changée et peut-être découvrirai-je aussi l’intérieur de l’armoire de Gasparine !

Pour l’instant, je mets en pratique la patience et j’accomplis la tâche qui m’est offerte pour œuvrer et ensuite partager les fruits quand le moment sera venu.

 

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